processor

2005.02.26

Douglas Edric Stanley

Un Chien Andalou, Bunuel/Dali, 1929
Un Chien Andalou, Bunuel/Dali, 1929
Un Chien Andalou, Bunuel/Dali, 1929
Un Chien Andalou, Bunuel/Dali, 1929
Un Chien Andalou, Bunuel/Dali, 1929
Un Chien Andalou, Bunuel/Dali, 1929
Un Chien Andalou, Bunuel/Dali, 1929
Un Chien Andalou, Bunuel/Dali, 1929

Parallèlement à l'algorithme un deuxième procédé saisi actuellement l'image : celui du processeur. C'est le processeur qui rend le mouvement à nos images, qui les anime, qui les mets en branle. C'est d'ailleurs le processeur qui fait croître l'algorithme dans l'image, qui l'actualise à travers l'image. Mais le processeur informatique (« ordinateur ») suit une logique cyclique, couplée avec une logique de récursivité — y compris sur le plan ontologique — qui rend difficile son localisation. Ce processeur est pour nous extraterrestre, une boîte noire. Cette boîte ressemble étrangement à une autre boîte noire — à rayures celle-ci — cher à l'histoire du cinéma : elle transforme le genre de tout ce qu'elle contient et peut même devenir fatale pour celui ou celle (peu importe) qui la porte. On comprend, comme dans le film de Dali et Buñuel, que c'est maintenant cette boîte inanimée qui anime l'image, qui fait vivre et mourir les personnages, et qui contiendra leurs entrailles (cf. le « ça a été » de Barthes, et le cadavre de Blanchot). C'est elle qui composera dorénavant l'intrigue. Si nous voulons réfléchir sur un éventuel cinéma numérique, tôt ou tard il faudra passer par les particularités de cette boîte.